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ETIENNE Baptiste

  • Doctorant allocataire ministériel en Histoire avec le Groupe de Recherche en HIStoire – Normandie Université (Université de Rouen) et avec le Centre de Recherche d’Histoire Quantitative (Université de Caen Basse-Normandie)
  • Axe 3 « Anthropologie des identités » (GRHIS-Normandie Université)
  • Axe « Culture et politique » (CRHQ)

baptiste.etienne@yahoo.fr
CV au format pdf
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baptisteetienne
  • Axes de recherches

 Histoire politique, économique, culturelle et sociale.

 Histoire globale.

 Histoire urbaine.

 Histoire des révoltes et des conflits (Fronde en province).

 Histoire régionale (Normandie).

 Histoire institutionnelle et plus particulièrement le Parlement et l’Echiquier de Normandie du XVIe au XVIIe siècle.

 Ville de Rouen.

  • Sujet de thèse

« Rouen en 1650 : carrefour des conflits »

Sous la direction de Michèle VIROL et Alain HUGON

 

Au XVIIe siècle, Rouen est toujours la seconde ville du royaume de France, après Paris. Alors principal port français, cette métropole stable, d’un point de vue démographique avec environ 70 000 habitants, est aussi un centre intellectuel et culturel dynamique. Sa position géographique favorise son activité commerciale sur l’axe séquanien, alors qu’elle fonde sa prospérité sur l’une des plus riches provinces du royaume. Toutefois, la métropole rouennaise n’échappe pas à la crise du milieu du XVIIe siècle. Ce mouvement séculaire secoue les grandes villes européennes telles que Londres, Amsterdam, Naples et Séville. De plus, la ville, en tant qu’organisme urbain, est un carrefour de conflits exacerbés qu’ils soient politiques, économiques, sociaux ou culturels.

Ces constats invitent à étudier les tensions au sein de la métropole normande et leurs projections dans la province à un moment de conflits majeurs : la Fronde, la « révolution anglaise », les crises ibériques… Ces temps de crises sont un moment de bouillonnement qui entraîne la multiplication des écrits et laissent apparaître au grand jour des rivalités sous-jacentes. Si la Fronde rouennaise est brève – de janvier à avril 1649, avec quelques soubresauts sporadiques, jusqu’en 1652 –, elle est particulièrement intense. Ses protagonistes principaux sont le pouvoir monarchique, alors incarné par la régente Anne d’Autriche et le duc de Longueville, gouverneur de la province, qui déclenche la révolte ouverte de la ville. Ce dernier est suivi par certaines élites rouennaises, tel que le Parlement de Normandie. Cette crise politique s’inscrit dans le contexte de la crise financière que connait le royaume et accorde une place essentielle à la vénalité des offices. Ainsi, le sujet que nous traitons aborde tout à la fois l’histoire événementielle de la Fronde dans une capitale provinciale et le temps long incarné en particulier par les problématiques économiques et commerciales. Ces dernières peuvent être approchées en étudiant la diversité du monde marchand et le rayonnement du négoce rouennaise à l’échelle provinciale, nationale et européenne et donc en s’interrogeant sur la place qu’y occupent le petit et le grand commerce. Dès lors, l’impact de la crise commerciale et politique européenne sur le dynamisme rouennaise est envisagé. L’analyse de la Fronde à Rouen prend également en compte les problématiques sociales : les conflits qui lui sont inhérents peuvent être analysés par l’étude d’un échantillon de corporations de métiers et de confréries, par l’intermédiaire du consulat qui a des fonctions de tribunal de commerce et par la question de la place des étrangers dans la ville. En outre, l’étude de l’histoire de la ville de Rouen ne peut se passer d’une analyse politique qu’illustrent notamment les rivalités entre les élites rouennaises et en particulier l’autorité municipale et le Parlement de Normandie.

A ces tensions s’ajoutent les troubles d’ordre religieux et culturels ; ils offrent un regard différent sur cette société rouennaise en pleine mutation. L’imprimerie rouennaise constitue un exemple essentiel de l’activité et du rôle des élites sociales rouennaises. On peut se demander si Rouen est une capitale culturelle et, dès lors, s’interroger sur son rayonnement à l’échelle de la province et du royaume, voire de l’Europe, ainsi que sur les conflits éventuels que cette situation a pu entraîner avec l’imprimerie parisiejne tktelaire de monopoles. Il faut également prendre en considération le contexte religieux de cette époque. En effet, la place de la communauté protestante dans la société reste une source de tensions à l’heure de l’application de la réforme catholique et de la « Révolution » anglaise. De même, les relations de la communauté juive avec le monde ibérique (Séville) et l’espace de la mer du Nord (Amsterdam) sont de première importance alors que la guerre de Trente Ans vient à peine de s’achever.

Ainsi, l’analyse de ces différents conflits qui se conjuguent, qu’ils soient politiques, économiques, sociaux, religieux ou culturels, révélera l’influence d’une métropole avec les espaces qui l’entourent. L’analyse des conflits – sous toutes leurs formes – dans la ville de Rouen et dans ses relations avec les autres pouvoirs sont au cœur de nos problématiques et permettront d’apporter un regard nouveau sur cette métropole de dimension européenne et sur sa gestion de la crise politique du milieu du XVIIe siècle.

Ce souhait d’insister sur les connections et conflits à différentes échelles – locale, provinciale, nationale et européenne –, et ce, afin d’étudier l’ensemble des phénomènes d’interrelations et de connexions. Ainsi, ce projet de thèse doctorale, à la suite de la World History, vise à être global, non seulement par son objet, mais aussi et surtout, par son refus de la fragmentation historiographique et des compartimentages disciplinaires.

Ce projet de thèse trouvera donc naturellement sa place dans une double appartenance au laboratoire du Centre de Recherche d’Histoire Quantitative (CRHQ) de l’Université de Caen Basse-Normandie à travers l’axe « culture et politique » et l’axe 3 intitulé « Anthropologie des identités » du Groupe de Recherche d’Histoire (GRHIS-Normandie Université) de l’Université de Rouen.

 

  • Actualités

19 avril 2016, participation au séminaire du Pôle Rural de la MRSH de Caen sur le thème suivant: “Le loup est aussi à Rouen! – L’image du loup dans la Muse Normande de David Ferrand (1622-1670)“.

24 mars 2016, “Le manuscrit des Poërier d’Amfreville : place de la femme, religion et société” dans le cadre de la Journée d’étude consacrée aux juristes normands et à leurs œuvres.

27 janvier 2016, “Rouen en 1650: carrefour des conflits – Sources et méthodologie” dans le cadre du séminaire des masters de l’université de Rouen.

26 janvier 2016, “La peste à Rouen (1618-1668)” dans cadre de la journée d’étude “La ville dans tous ses états, journée jeune recherche” du séminaire Séminaire pluridisciplinaire Villes et sciences sociales : Villes-monde et mondialisations urbaines.

Les 25, 26, 27 novembre 2015, participation au colloque autour du Cinq-centième anniversaire du Parlement de Normandie avec un sujet portant du “Transcription et annotation du Traicté de leschiquier et Parlement de Normandie d’Alexandre Bigot de Monville.

4 novembre 2015, participation au séminaire “Genre, familles, générations” avec un sujet intitulé  “Familles et travail au féminin à Rouen – L’exemple de la confrérie de la Résurrection de Notre Seigneur Jesus-Christ dans la première moitié du XVIIe siècle“.

25 septembre 2015, participation avec Léa Goret au séminaire “Le Temps de l’Empire ibérique (XVe-XVIIIe siècles)” sur le thème des “Dynasties marchandes, migrations et familles entre Rouen et le monde ibérique au premier XVIIe siècle“.

13 janvier 2015, participation au séminaire “Villes et sciences sociales” à l’occasion de la “Journée jeunes chercheurs” sur le thème de “Riches et pauvres rouennais dans la Muse Normande de David Ferrand (1639-1653)“.

12 décembre 2014, participation au séminaire “Parlement(s) et cours souveraines” sur le thème suivant: “Les échanges entre l’autorité royale et le Parlement de Rouen, durant la Fronde (1648-1652) : entre médiation classique et réseaux d’agents“.

12 octobre 2014, entre 10h et 11h, sur les ondes de R2R (radio de Rouen) dans l’émission Au miroir de Clio, animée par Luc Daireaux.

Emission diffusée en direct et en podcast :
https://www.youtube.com/…
https://soundcloud.com/luc-daireaux/
(consulté le 13/10/2014)

22 novembre 2013, participation au séminaire du laboratoire du CRHQ sur le thème de “Rouen en 1650: carrefour des conflits – présentation du sujet, méthodologie, sources et premières pistes“.

  • Publications

  • Articles

Octobre  2015 : « Les  Rouennais  face  aux  guerres  civiles – Nu-pieds et  Fronde  (1639-1652) », dans Les  Normands  et  la  guerre,  Congrès  des  sociétés  historiques  et  archéologiques  de Normandie,  Fédération  des  Sociétés  Historiques  et  Archéologiques  de  Normandie,  n°20,  2015, pp. 165-174 (disponible en ligne).

11 octobre 2014 : « La Fronde des mazarinades à Rouen », dans la revue 7 Mares, dossier thématique : “Os conturbados anos de 1640 na Europa e no Ultramar”, pp. 85-126 (le texte est disponible en version française et portugaise).

  • Travaux de recherche

 Master II sur Le Parlement, les parlementaires rouennais et l’autorité royale, durant la Fronde (1648-1652), juin 2013

Sous la direction d’Alain HUGON
Consultation : BUFR d’histoire de Caen et Archives Départementales de Seine-Maritime et disponible en ligne

Master I sur Les liens entre le Parlement de Rouen et l’autorité royale, durant la Fronde (1648-1652), juin 2012

Sous la direction d’Alain HUGON
Consultation : BUFR d’histoire de Caen et Archives Départementales de Seine-Maritime

  • Projets

Le parlement de Rouen dans tous ses étatsMémoires de Bigot de Monville (du 15 mai 1643 au 27 août 1644) et le Journal de ce qui s’est fait au parlement de Rouen en 1649: Pendant les troubles (janvier 1649 à janvier 1650), avec la maison d’édition des Cahiers Léopold Delisle, Rouen, à paraître en hiver 2015

  • Enseignement

Septembre 2014 à juin 2015, mission enseignement à l’Université de Rouen. Travaux Dirigés en histoire moderne (premier semestre) sur le thème de “France et Îles Britanniques au XVIIe et XVIIIe siècle” et Travaux Dirigés de renforcement en histoire moderne (second semestre).
10 mars 2015, participation à l’enseignement de Michèle Virol portant “La Normandie au XVIIe siècle” (licence 2).

Avril 2014, participation à l’enseignement de Michèle Virol portant “La Normandie au XVIIe siècle” (licence 2).

  • Centres d’intérêts

Obtention en 2015 de la “Bourse” scientifique de la Casa de Velázquez, en vue d’un déplacement en Espagne (Madrid, Bilbao, Simancas, Séville…).

Participation – avec Léa Pawelski et Michel Biard – à l’organisation de la Journée des doctorants du GRHIS qui s’est déroulée le 10 février 2015.

Collaborateur du projet Bibliparl visant, sous la direction d’Isabelle Brancourt, à la réalisation d’une base de données évolutive et collaborative d’une bibliographie des “Parlements”.

Formation   de   base   au   logiciel   de cartographie ARCGIS.