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Axe 2 – Etat-s, économies, régulations sociales

Membres permanents : Olivier Feiertag (coord.), Jean-Yves Frétigné, Patrice Hamon, Elisabeth Lalou, Enora Le Quere, Yannick Marec, Nicolas Monteix, Anne-Sophie Perriaux, un MCF recruté en mai 2015.

Tirant les leçons des convergences collectives qui ont émergé au cours du contrat quinquennal 2012-2016 et tenant compte aussi de l’évolution des besoins de formation et du débat au sein des sciences humaines, le projet 2017-2021 propose un nouvel axe structurant fort, propre à intégrer une majorité de chercheurs couvrant les quatre périodes historiques, mais assurant aussi de multiples croisements disciplinaires (économie, musicologie, sociologie, STAPS, médecine, histoire de l’art…). Dans cette perspective renouvelée, l’axe vise à explorer les dynamiques historiques de l’État, sous ses différentes formes historiques et à différentes échelles, en interaction avec les mutations des économies et les transformations des sociétés. Trois thématiques sous-tendent le projet de recherche ; elles s’inscrivent dans la continuité des dynamiques passées et sont aussi potentiellement porteuses d’innovations.

* Protections et mobilités sociales

Cette thématique s’affirme comme l’une des dynamiques fortes du GRHis. Elle sera poursuivie et approfondie, en particulier dans une perspective internationale au moment où le débat se renforce sur la mise en concurrence des modèles de protection sociale. Trois directions de recherche principales se profilent :

  • Richesse, pauvreté et mobilité sociale dans la Grèce impériale (É. Le Quéré) : programme international de recherche, dans le prolongement de travaux déjà initiés.
  • Histoire des prisons et de la criminologie : projet GRR, J-C. Vimont et projet de colloque J.-Y. Frétigné : la criminologie en Italie et en France (2016) avec l’Université de Turin et le Musée de la criminologie (Turin), co-direction avec S. Montaldo.
  • Histoire des vulnérabilités sociales et de leur prise en charge (Y. Marec) – programme d’échange en 2016 avec le Centre d’histoire des régulations sociales de l’université du Québec et diverses universités canadiennes (colloque sur le thème de l’argent des familles à l’Université des Trois-Rivières en 2016).

* Monnaies, marchés, échanges

Cette thématique apparaît comme l’une des directions de recherche renouvelées du GRHis. Elle vise à contribuer à l’histoire économique de la monnaie, des marchés et des systèmes productifs dans une approche hétérodoxe, combinant l’analyse historique des institutions, des réseaux et des normes de marché. Quatre programmes structurent cette thématique :

  • Programme HIZOF (2016-2017), Histoire internationale de la Zone franc : développement de la coopération entre les acteurs scientifiques et institutionnels de Normandie Université et de la Région, les partenaires institutionnels au plan national (Banque de France, ministère de l’Economie, Agence française de développement) et les partenaires internationaux, notamment en Afrique (Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest, Bank Al-Maghrib…). L’objectif scientifique est de contribuer à une histoire internationale de la zone franc, incluant la valorisation de ses sources, y compris extra-européennes. La problématique principale du programme est centrée sur le problème à la fois politique et social de l’histoire des souverainetés monétaires en contexte de zone monétaire régionale.
  • Dynamiques nationales et internationales du marché des changes du XVIe au XVIIe siècle (D. Velinov) : une histoire de l’insertion de l’espace cambiaire français, structuré autour de l’axe Rouen-Paris-Lyon, dans le système européen des changes. Ce programme bénéficie en 2015 d’une allocation de recherche de la Banque de France.
  • Propriété foncière, richesses de la terre et commerce en Grèce romaine (E. Le Quéré) : projet de recherche en collaboration avec Lisa Eberle (St John College, Oxford University), publication dans The Journal of Roman Studies en 2016 ou 2017.
  • Programme Pistrina (N. Monteix) : système productif artisanal, institutions de marché dans l’Italie romaine – partenariat avec l’EFR, dans le cadre de la réalisation d’une HDR (2018-2019).

* État(s), institutions, administrations

Cette thématique apparaît largement transversale à la quasi-totalité des directions de recherche de l’axe. Elle s’ordonne autour de l’analyse des formes historiques de l’État, à différentes époques et donc à différentes échelles. Plusieurs projets connexes, à ce stade, contribuent à structurer cette thématique de recherche :

  • Journée d’étude sur le thème « Pères et fils dans la cité antique ou la fabrique politique des fils » (P. Hamon, E. Le Quéré, N. Bernard). Dans la continuité d’un colloque (paru en 2013) sur les sociétés civiques grecques et consacré en particulier au rôle socio-politique des groupes et associations, le projet est conçu de manière transversale avec l’axe Famille, genres, génération du GRHis et en collaboration avec l’Institut Ausonius de l’Univ. de Bordeaux (P. Fröhlich). Le but est de s’intéresser aux rapports de génération dans la polis grecque sur la longue durée et plus précisément aux modes de conservation et de transmission d’une génération à l’autre, non seulement du patrimoine économique, mais aussi du capital social et culturel – qui déterminent la place de l’individu dans la communauté civique.
  • Préparation d’un second volume du Corpus des inscriptions de Thasos (P. Hamon avec F. Salviat (Univ. d’Aix), M. Brunet (Univ. Lyon-II) et J. Fournier (Univ. de Lorraine / EfA), consacré aux listes des archontes et des théores thasiens soit quelque 5000 noms. La préparation de deux autres volumes sera entamée pour l’époque classique et hellénistique : l’un consacré aux documents à caractère cultuel [avec N. Trippé, Univ. de Bordeaux]), le second aux épitaphes. Le projet sera clos par la publication d’une prosopographie générale et raisonnée des Thasiens, qui comprendra plusieurs milliers d’entrées. Une version électronique du corpus et de la prosopographie est envisagée.
  • État, société civile et espace public dans l’Italie de la moitié du XIXe siècle aux années 1920 (Jean-Yves Frétigné) : réflexion sur la formation et le développement d’un droit administratif italien qui entretient un rapport tissé d’admiration et de critiques avec le droit administratif français. Ce programme de recherche est conçu dans le cadre de la préparation d’une HDR.
  • La grande transformation : les mutations de la politique économique de l’État en France (1979-1992) (O. Feiertag), programme de recherche (2015-2018), en partenariat avec E. Bussière (Paris IV), l’Institut François Mitterrand (colloque « Moderniser la France, 1984-1988, Paris, 2016) et le bureau de la Recherche de l’IGPDE (ministère de l’Economie et des Finances), impliquant une convention de recherche GRHis/IGPDE.
  • « L’administration des institutions culturelles en France et en Italie, approches comparées (des années 1860 à la Libération) » (J.Y. Frétigné et A. Poidevin) : colloque international 2017. Il s’agira de réfléchir aux enjeux de la législation et de la réglementation publiques en matière de vie culturelle.
  • Les écrits de l’État, de l’Antiquité à nos jours, (O. Feiertag, P. Hamon et E. Lalou), colloque 2017, associant de manière transversale la majorité des chercheurs de l’axe, autour de l’histoire de l’État comme producteur de traces écrites, considérées à la fois comme sources et comme faits historiques.

Enfin, dans le cadre de cet axe 2, E. Lalou envisage de réunir un séminaire consacré à la cartographie de Rouen sur plusieurs siècles, porté par des doctorants et auquel devraient collaborer tous les chercheurs qui travaillent sur la ville et sa région.