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Axe 1 – Patrimoines et modernités

Membres permanents : Pierre-Albert Castanet, Frédéric Cousinié (coord.), Rémi Dalisson, Marie Delcambre-Monpoël, Pascal Dupuy, Joann Elart, Alexis Grélois, Patrice Hamon, Elisabeth Lalou, Claire Maingon, Yannick Marec, Nicolas Monteix, Gaël Saint-Cricq, Lydwine Scordia, Emmanuel Soler, Mariacristina Varano, Michèle Virol.

Les pluriels du titre de cet axe sont justifiés par l’engagement de chercheurs issus de plusieurs disciplines qui mutualisent leurs compétences pour enrichir et renouveler la notion de patrimoine en privilégiant le recours aux humanités numériques. Les enseignants-chercheurs de cet axe travaillent en étroite relation avec les professionnels du patrimoine et de la culture au plan national comme régional. Ils sont investis dans les manifestations culturelles régionales auxquelles ils apportent leurs compétences scientifiques (Normandie Impressionniste, Historial Jeanne d’Arc, Commémoration du centenaire de la Grande guerre, Cinquantenaire de l’université de Rouen). C’est en particulier le cas dans les conventions renouvelées entre l’Université de Rouen et la métropole de l’agglomération rouennaise. Certaines recherches s’inscrivent dans le cadre de recherches internationales comme le réseau des sites majeurs de Vauban classés par l’Unesco ou le projet de reconnaissance au patrimonial mondial de l’humanité des « clos-masures », porté par le département de Seine-Maritime, nationales comme l’ANR « Charcis » ou régionales comme plusieurs projets GRR (le projet « Xenakis », le projet « Patrimoine carcéral normand » qui sera conclu par un colloque en 2018, le projet « rêves de marins normands »), différents projets menés et en cours sur le patrimoine culturel immatériel hospitalier des établissements de Normandie.

* La réflexion épistémologique sur le concept de patrimoine

Toutes les recherches menées dans le cadre de cet axe abordent des questions d’ordre historiographique et épistémologique à propos des patrimoines immobiliers, mobiliers et immatériels. La question de la modernité, de la post-modernité est au centre de travaux sur les avant-gardes musicales. Le GRHis a par ailleurs depuis longtemps entamé plusieurs chantiers de recherche sur les religions et le patrimoine religieux, sur l’enseignement du fait religieux et sur la laïcité. Cet axe entend accueillir les chercheurs privilégiant les dimensions spirituelles et religieuses de l’art. La participation de membres de l’équipe à des Commissions régionales d’inscriptions aux monuments historiques les place au cœur des débats contemporains sur les processus d’inventaire et de protection.

* Les fabriques du patrimoine, la patrimonialisation

Les frémissements contemporains de la création, les écritures de la modernité, la prise en compte d’éléments d’architecture et de matériaux jusque-là méprisés posent la question de l’enrichissement continu de la notion de patrimoine. Objets et concepts nouveaux exigent de prendre en compte les attentes des populations, les décisions des pouvoirs publics, les processus de reterritorialisation mais aussi d’envisager la création de musées virtuels, avec toutes les questions posées par cette dématérialisation. C’est dans cette perspective que s’inscrivent les recherches, expositions et dossiers du musée virtuel de l’histoire de la justice sur le site Criminocorpus.

* L’édition scientifique et la valorisation patrimoniale

Les Presses Universitaires de Rouen et du Havre ont créé plusieurs collections dont les directions ont été confiées à des chercheurs du GRHis. Ils sont également à la tête de collections chez d’autres éditeurs et de revues dans le domaine du patrimoine. Plusieurs projets peuvent être cités : L’édition des tablettes de cire de Citeaux par E. Lalou aux éditions MPMA ; Le Corpus des inscriptions de Thasos par Patrice Hamon. Il faut mentionner également les projets suivants : l’inventaire des partitions anciennes conservées dans les collections publiques de Haute-Normandie par J. Elart, l’édition de partitions en partenariat avec le Conservatoire de Rouen par J. Elart, Manet et l’exposition par C. Maingon, les archives des fouilles d’Herculanum par N. Monteix, le dictionnaire raisonné de l’histoire des techniques dans l’antiquité romaine par N. Monteix, les fêtes culturelles au XIXe siècle par R. Dalisson et J. Elart, les agendas et la correspondance de Vauban avec Louis XIV par M. Virol, Gloriae : figurabilité, esthétique de la lumière et dématérialisation de l’œuvre d’art. Culte marial et intermédialité à Paris au XVIIe siècle, Claude Le Lorrain : Diplomatie du tableau, par F. Cousinié.
La revue Sculptures éditée par les PURH est animée par C. Maingon est consacrée à la sculpture. Plusieurs numéros sont envisagés sur « Monuments de mémoire et de modernité » et « Enseigner la sculpture dans les écoles d’Art aujourd’hui ». Une collection dirigée par P. Dupuy et G Doizy est consacrée à « l’objet caricature » et offrira en alternance des monographies consacrées à un thème, un auteur et des numéros de varia.

* Les humanités numériques, outil indispensable à la patrimonialisation

Les membres du GRHis s’efforcent d’élaborer de nouveaux outils grâce aux humanités numériques pour mieux connaître et diffuser les ressources patrimoniales. Il s’agit de créer des outils permettant de réunir de vastes corpus de textes ou d’images afin de les mettre à disposition des chercheurs. Il s’agit aussi de techniques pour valoriser, présenter, restituer au public le résultat de recherches.

  • a) L’édition en ligne.

Les actes de Philippe le Bel et de Saint-Louis sur le site Telma par E. Lalou (textes en ligne du Moyen-Age). Edition du journal d’Eudes Rigaud sur le site Telma par E. Lalou. Edition des testaments royaux par E. Lalou sur le site Telma. Edition d’un catalogue des estampes de la BNF, dans le cadre d’une ANR, par P. Dupuy.

  • b) les bases de données en ligne.

Base de données sur les chartes cisterciennes dans le cadre de l’ANR Charcis par A. Grelois. Base de données, histoire et chronologie des spectacles par J. Elart sur le portail DeZède (portail sur l’histoire des spectacles). Base de données des articles de Pierre Cannat par J.-C. Vimont sur le portail Criminocorpus. Mise en ligne des archives du centre Iannis Xenakis par P.-A. Castanet. Mise en ligne du fonds photographique Armand Belvisi sur Saint-Martin-de-Ré par J.-C. Vimont sur le portail Criminocorpus. Mise en ligne des archives des fouilles d’Herculanum par N. Monteix. Base de données sur les ingénieurs à la période moderne par M. Virol.

  • c) les visites virtuelles de sites ou d’établissements disparus.

Du Rouen de Flaubert au Rouen médiéval à partir de la numérisation de plans cadastraux et de reconstitutions virtuelles par A. Grelois. Les visites virtuelles d’établissements pénitentiaires disparus ou en cours de réaménagement (Le Havre, La Santé, Chartres, Liancourt) et plus particulièrement ceux de Basse-Normandie dans le cadre du GRR « patrimoine carcéral normand » (2015-2018).

  • d) les expositions virtuelles et les musées virtuels.

La « mémoire des murs » sur les graffitis carcéraux, Gaillon, commune pénitentiaire participeront à l’enrichissement du Musée de l’histoire de la Justice par J-C Vimont sur le portail Criminocorpus

  • e) les portails en développement.

Trois portails scientifiques sont animés par des membres du GRHis et la dimension patrimoniale y est importante (Telma, DeZède, Criminocorpus). Dezède est l’un des principaux portails musicologiques français. Criminocorpus est une plateforme scientifique sur l’histoire de la justice, des crimes et des peines comprenant un site portail, une revue et un blog d’actualité.