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MACHETEL Corinne

Doctorante au GRHis

Sujet de thèse : Jeanne-Agnès Berthelot de Pléneuf, marquise de Prie (1698-1727) et l’influence de l’intellectualité féminine à la cour de Louis XV, pendant le ministère du Duc de Bourbon ((Déc. 1723 – Juin 1726)) [ Accès au résumé ]

Sous la direction de Michèle VIROL et co-encadrée par Laurent LEMARCHAND
Contact : corinne21[@]wanadoo.fr

Présidente-Fondatrice des Amis de la Marquise de Prie à Coquainvilliers depuis Juillet 2005 [Presse – Eveil de Lisieux, 4 Janvier 2017]
Membre de la SFEDS (Société Française des études du XVIIIème siècle) et de la SIEFAR (Société Internationale pour l’Etude des Femmes de l’Ancien Régime).

Parcours universitaire

  • 2011-2012 : Licence professionnelle de Médiateur du Patrimoine – Activités éducatives et culturelles – Université du Maine (Le Mans).
    Mémoire réalisé : « le Château du Kinnor à Fervaques », sous la Direction de M. Laurent Bourquin.
  • 2012-2013 : Master I d’Histoire moderne, spécialité “recherche” – Université du Maine (Le Mans)
    Sujet : « Madame de Prie (1698-1727) et la cour de Louis XV » sous la direction de Monsieur Hugues DAUSSY.
  • 2013-2014 : Master II d’Histoire moderne, spécialité “recherche” – Université du Maine (Le Mans)
    Sujet : « L’Abbé François Rever (1753-1728) : le parcours atypique d’un prêtre au cœur du Marais Vernier. De l’homme au scientifique » sous la direction de Madame Frédérique PITOU et de Monsieur Benoît MUSSET.

En préparation

  • Conférence à Coquainvilliers le dimanche 8 octobre 2017 à 15h00 : “Bienvenue au XVIIIème siècle, à la table de la Famille de Prie, à Coquainvilliers !
  • Intervention en colloque à Turin (Italie), fin novembre 2017 (23-24-25/11/17).

Publications

Ouvrages

  1. Guide historique n°3 intitulé : “Suivez le guide… A la rencontre de François Rever (1754-1828) : un prêtre atypique au coeur du Marais Vernier“, Impression à la demande, 110 pages, 30 €.
  2. Guide historique n°2 intitulé “Suivez le guide… Chez Madame de Prie et la cour de Louis XV”. 147 pages – Imprimerie Sofim – Pont-l’Evêque (auto-édition).
  3. “Suivez le Guide… ! Sur les traces de la famille de Prie : Des Terres, des Pierres et des Hommes…”, imprimerie Sofim, 2016, 64 pages [presse du 5/10/16 et du 12/10/16]
  4. Laissez-vous conter Coquainvilliers : Au fil de l’eau, au fil du temps, au fil des siècles, Imprimerie Loiseleur, 2005, 60 pages.

Articles

  1. Le Marquis de Prie (1673-1751) dans La Gazette XVIIIème siècle, 20/05/2017 [ lien ]
  2. Rédaction et publication d’une Notice, pour le Dictionnaire de la SIEFAR, concernant la Marquise de Prie (Jeanne-Agnès Berthelot de Pléneuf – 1698-1727) [ lien ]
  3. Jeanne-Agnès Berthelot de Péneuf – La Marquise de Prie, La Gazette d’Esprit XVIIIe n°21, Janvier – Février 2017, p. 7-8 [ lien ].
  4. Le Marquis de Prie (Coquainvilliers, Courbépine, Plasnes), Société Historique de Lisieux, bulletin n°66, deuxième semestre 2008.
  5. La famille de Prie/Prye du XIIème au XIXème siècle, Société Historique de Lisieux, bulletin n°64, 2007.
  6. La Marquise de Prie, une tragique destinée, Revue le Pays-d’Auge, 57ème année, Janvier/Février 2007, n°1.

Communications

  1. Conférence “Sur les traces de la famille de Prie : des terres, des pierres, des hommes et, une femme, du XIIéme au XIXéme siécle” pour une association caritative lexovienne, le 20 Mars 2017.
  2. Conférence sur Mme de Prie et son rôle social de bienfaitrice auprés des paroisses de Courbépine et de Plasnes (27), le samedi 8 octobre 2016 entre 16h00 et 17h00, dans l’église St-Martin à Courbépine (27) – Environ 50 personnes [presse].
  3. Visite guidée de la ville de Lisieux le vendredi 24/06/2016 (11h30-12h45): “Vie sociale et solidarité à Lisieux : de l’Antiquité à nos jours”
  4. “Marie-Victoire de Prie, duchesse d’Hostun (1717-1738)”, pour la Société Historique de Lisieux (24/06/16 à 20h30 à Lisieux)
  5. “L’Histoire des jardins depuis la Genèse jusqu’à nos jours”, intervention à la manifestation “Le jardin s’invite à Coquainvilliers” (Coquainvilliers, 11 octobre 2015)
  6. “François Rever : le parcours atypique d’un prêtre au cœur du Marais Vernier.”, Eglise Saint-Maclou (Conteville, 5 juillet 2015)
  7. “Madame de Prie, une femme d’Arts et de Lettres.”, Association des Amis de la Marquise de Prie (Château du Kinnor-Fervaques, 9 juillet 2011)
  8. “La famille de Prye/Prie du XIIème au XIXème siècle”, Société Historique de Bernay (11 mai 2010)
  9. “Il était une fois Coquainvilliers : entre paroles et musiques”, Eglise Saint-Martin (Coquainvilliers, 30 juillet 2010)
  10. “L’église de Coquainvilliers (son histoire, son architecture, ses vitraux…)”, Société Historique de Lisieux (27 mars 2009)
  11. “Laissez-vous conter Coquainvilliers : au fil de l’eau, au fil du temps, au fil des siècles….”, Eglise Saint-Martin (Coquainvilliers, 27 mars 2009)
  12. “Le Marquis de Prie.”, Société Historique de Lisieux (26 septembre 2008)
  13. “A la découverte de Madame de Prie…”, Société Historique de Lisieux (18 septembre 2006)

Activités

  • Jeudi 19/05/16 -> “Classe virtuelle” avec l’université de Rouen (20h00-22h00). Thème : “Comment devenir enseignant chercheur ?”

Résumé de thèse :

Jeanne-Agnès Berthelot de Pléneuf, marquise de Prie (1698-1727), est issue d’une famille de la noblesse française. Femme d’ambassadeur à la Cour de Savoie, à Turin, pendant cinq années (1714-1719) ; Maîtresse publique de Louis IV Henri de Bourbon-Condé appelé plus familièrement Monsieur le Duc (1692-1740) ; Dame du Palais de la Reine Marie Leczinska en 1725 ; elle partage sa «courte» vie entre les Cours de Turin et Versailles puis, entre ses demeures parisiennes et provinciales dont son château de Courbépine situé près de Bernay où, elle termine sa vie après y avoir été disgraciée et exilée, en juin 1726, par le roi Louis XV. Plusieurs de ses correspondances ainsi que de nombreuses productions littéraires et artistiques ont été conservées. Les placets s’apparentent à des doléances variées, liées à ses rôles de favorite et de Dame du Palais de la Reine (1725). Les lettres portent sur des réflexions sur des sujets d’actualité comme la vie à la Cour ; les derniers changements politiques ; ses devoirs de femme mariée et de condition ; sa privation de liberté ; ses forts sentiments d’incompréhension et d’injustice face à sa disgrâce et à son exil ; L’espérance d’être un jour rappelée à la Cour. Enfin, la solitude, l’abandon, la maladie et la mort. La forme et le fonds de ces écrits révèlent une personnalité féminine particulièrement intelligente, cultivée et bienveillante. Concernant les productions littéraires et artistiques (pièces de théâtre, vers, épigrammes, madrigaux, pamphlets, parodies, partitions musicales, romans, portraits…), ils lui sont dédiés. Ces épîtres dédicatoires révèlent, en ce début de Siècle des Lumières, le rôle de protectrice et de bienfaitrice de Madame de Prie envers les auteurs et artistes de son temps. De grands noms apparaissent : Voltaire, Marivaux, Montesquieu. En femme prévoyante, Madame de Prie confrontée à la maladie, rédige son testament ainsi qu’un codicille dont les dernières volontés affirmées sont très précises. Elle s’éteint le 7 octobre 1727, l’âge de vingt-neuf ans puis, est inhumée le lendemain, dans le chœur de l’église Saint-Martin de Courbépine. Ces documents ainsi que tous ses papiers concernant sa succession ont aussi été conservés. Ils révèlent une femme de goût, extrêmement raffinée, belle, élégante, coquette, suivant la mode de la Cour mais aussi, une femme riche, qui aime l’argent. Celui-ci lui procure un rôle social important, ce qui permet de remarquer les bienfaits et la charité qu’elle diffuse autour d’elle. A l’aide de ces sources principales : ses correspondances (placets et lettres), les productions littéraires et artistiques, son testament, ses papiers de succession, il est possible de dresser un portrait physique et psychologique assez précis de Madame de Prie ; d’expliquer sa condition de femme ainsi que son rôle et ses fonctions d’Ambassadrice à la Cour de Turin, de Dame du Palais de la Reine ; de reconstituer ses réseaux de sociabilité : réseaux politiques, financiers, religieux, culturels et artistiques, amicaux et/ou ennemis. Le profil de Madame de Prie correspond à celui d’autres femmes de Cour(s) : favorites, intrigantes, salonnières, protectrice des arts, lettres et sciences, bienfaitrices et charitables, dans la France et l’Europe des Lumières. Il est annonciateur des Encyclopédistes et de Madame de Pompadour. Son cas montre, qu’à cette époque, il est possible pour une femme de s’affirmer, de s’épanouir et d’évoluer dans un milieu essentiellement masculin, en atteignant les «arcanes» du pouvoir à travers un homme au pouvoir. Elle prouve que son intelligence et influence féminines peuvent faire aboutir des décisions politiques et aider à concrétiser de grands évènements comme, par exemple, le mariage du roi Louis XV avec Marie Leczinska. Mais, malgré tout, Madame de Prie subit aussi, les contraintes liées à son sexe et, rappelle qu’après une ascension sociale fulgurante, la chute peut être souvent brutale et sans appel.