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L’homme politique français et la presse, de la monarchie constitutionnelle à la monarchie de Juillet

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Date / Heure
Date(s) - 08/09/2016 - 09/09/2016
13:00 - 16:30

Emplacement
Maison des Sciences de l'Homem de Clermont-Ferrand

Catégories


Colloque du Centre d’Histoire “Espaces et cultures” (Université Blaise Pascal, en collaboration avec l’IHRF (Paris I-Sorbonne), l’IRHIS (Lille III), le GRHis (Rouen) et la Société des Études Robespierristes

à la MSH de Clermont-Ferrand, Amphi 220

Comité scientifique

  • Michel Biard (Université de Rouen),
  • Jean-Claude Caron (Université Blaise-Pascal),
  • Hervé Leuwers (Université Lille III),
  • Jean-Philippe Luis (Université Blaise-Pascal),
  • Pierre Serna (Université Paris I-Sorbonne)

arton479-4fc9eLa presse bénéficie des libertés de pensée et d’expression reconnues par la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen : 137 journaux politiques naissent en 1789. La diversité de leurs auteurs et de leurs opinions, confirmée les années suivantes, compte pour beaucoup dans la structuration et les clivages de la vie politique nationale, depuis les royalistes Actes des Apôtres et l’Amy du Roi jusqu’aux populaires Ami du Peuple de Marat ou Père Duchesne d’Hébert, en passant par les feuilles des girondins Gorsas, Louvet ou Mercier. Presse militante d’un format et d’un tirage limités, riche de ses avis, de ses caricatures, de ses outrances comme de ses timidités, liée le plus souvent – car les rédactions collectives sont l’exception – au sort d’un homme qui joue sa carrière politique ou littéraire, elle vit des abonnements, des ventes à la criée, du placardage, de la lecture publique dans les clubs, à commencer par celui du Cercle social. Elle subit la censure à partir de 1792, d’abord tournée contre les écrits royalistes, puis l’année suivante contre les « fédéralistes », mesures renforcées par la loi des suspects.

S’inscrivant dans la suite des travaux menés sur la presse provinciale en Révolution (Dictionnaire Feyel), sur les Conventionnels (projet ANR Actapol), sur les relations entre vertu et politique (colloque de l’Assemblée nationale, 2014), cette manifestation aura à cœur de varier les échelles chronologiques et géographiques, de la province à Paris aller-retour, mais aussi de la France à l’étranger – puisque, au-delà des frontières, se construit aussi une image des hommes politiques français.

8 SEPTEMBRE 2016, APRÈS-MIDI

  • 14h – Introduction

La presse provinciale, tribune pour une carrière ?

  • 14h30 – Vladislava Sergienko (Université de Nice), L’action politique de Jean Joseph Mounier dans la perception de la presse dauphinoise.
  • 15h00 – Anaïs Nagel (doctorante, Université de Strasbourg), Le Courrier de Strasbourg, tribune de Jean-Charles Laveaux et arme contre le maire Dietrich.
  • 15h30 – pause
  • 15h45 – Philippe Bourdin, Des journaux auvergnats au service des députés ? Relation, propagande et contestation d’une action (1789-1799).
  • 16h15 – Cyril Triolaire, Composer un journal au diapason politique : J.J. Ignon, homme politique et imprimeur du Journal de la Lozère entre Consulat et Empire.
  • 16h45 – discussion

9 SEPTEMBRE 2016

La liberté de la presse et de l’opinion

  • 9h00 – Charlotte Goëtz-Nothomb (Bruxelles), Fondements et miroirs de l’action de Jean-Paul Marat comme publiciste-journaliste.
  • 9h30 – Ariane Fichtl, doctorante IRHIS (Lille 3), Du droit d’accuser à la censure publique.
  • 10h00- Annie Duprat (Université Cergy-Pontoise), Rosalie Jullien, lectrice et commentatrice de la presse quotidienne (1785-1810).
  • 10h30 – pause
  • 10h45 – Corinne Doria (docteur en histoire contemporaine), Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne, Université de Milan), Pour une liberté « bien réglée ». Pierre Paul Royer-Collard et le régime de la presse à l’époque de la Restauration.
  • 11h15 – Bertran de Balanda Flavien (doctorant, Université Paris IV), Liberté ou « licence » de la presse ? Le rôle paradoxal de Louis de Bonald, journaliste et censeur.
  • 11h45 – discussion

Servir une cause, anéantir ses adversaires

  • 14h00 – Laurent Nagy (docteur en histoire), Un interface entre la nation libérale et les élites politiques : L’Homme gris, un semi-périodique patriote.
  • 14h30 – Sylvain Milbach (Université de Chambéry), Montalembert. De la tribune à l’image « médiatique » (années 1830-1851).
  • 15h00 – pause
  • 15h15 – Guillaume Colot (doctorant, Université Blaise-Pascal), L’homme politique vu par les journaux catholiques pendant la Révolution française.
  • 15h45 – Estelle Berthereau-Brusau Cuello, La presse ultra, catholique dissidente et légitimiste à la recherche de ses hommes politiques (1815-1835).
  • 16h15 – Gonzague Espinosa-Dassonneville (doctorant, Université d’Avignon), Le général Lamarque et la presse : entre popularité et calomnies (1820-1831).
  • 16h45 – discussion et conclusions

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