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La Cinétique des Arts

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Date / Heure
Date(s) - 15/05/2017
8:45 - 17:00

Emplacement
Université de Rouen - Maison de l'Université

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Colloque international interdisciplinaire organisé par le GRHis, par l’Institut Acte, UMR 8218, Université Paris 1 & CNRS, en partenariat avec le Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines, UMR 2448, Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines / Paris Saclay dans le cadre du festival a’Cross 2017.

Le Festival aCROSS est consacré aux diverses formes d’art contemporain qui explorent les interactions et échanges entre les mondes sonore, visuel et conceptuel, un accent particulier étant mis sur l’application des nouvelles technologies numériques. Depuis sa fondation, il s‘attache à mettre en place un dialogue entre la recherche, la création et la formation, dans différents domaines et à différents niveaux d‘enseignement – université, conservatoire supérieur, conservatoire municipal, enseignement artistique municipal.. Comportant un large éventail de formes diverses -expositions, concerts, projections, ateliers pédagogiques,…- le festival offre aux participants une structure d’accueil de valorisation de leurs activités créatrices. L’enjeu et l‘ambition est de créer un cadre stimulant pour des rencontres artistiques, scientifiques et pédagogiques dans le domaine de l’art interdisciplinaire et accueillant compositeurs, interprètes, chercheurs, pédagogues et élèves.

Le terme « cinétique » est le plus souvent utilisé comme adjectif : énergie cinétique – énergie du mouvement, art cinétique – oeuvre d’art dont certaines parties sont en mouvement ou paraissent l’être. Mais dans le titre de ce colloque, il est en position nominale, c’est-à-dire fait référence à la théorie physique définissant un phénomène à partir du mouvement des composantes du système dans lequel il apparaît. Pour les arts, cela voudrait donc dire qu’une forme d’art peut être conçue comme un phénomène apparaissant dans un système dont le mouvement des parties pourrait être décrit en sorte d’en rendre raison… De fait, cela peut sembler assez rationnel que certaines musiques de Iannis Xenakis, par exemple Pithoprakta (1955-1956), composées par un calcul inspiré de la théorie cinétique des gaz, puissent rendre un effet esthétique qui évoque des trajectoires, des chocs de particules, et c’était en tout cas son idée que certaines structures algébriques puissent être appréhendées par nos sens.
De même, on peut concevoir que des technologies, des techniques ou des médias offrent autant d’occasions de donner des équivalents sensibles de schémas dynamiques : l’acousmonium du GRM pour la musique électroacoustique ou, plus récemment, le système de diffusion sonore spatialisée « Dolby Atmos » pour le cinéma. Mais s’agissant d’un « système des arts » dans lequel apparaîtrait telle ou telle forme particulière comme simple effet de l’agencement et du mouvement de ses constituants, ce n’est plus seulement une affaire d’esthétique, de sensations ou d’émotions induites. La « cinétique » apparaîtra, dans ce milieu plus général, comme une approche spécifique, à l’instar de l’archéologie, de l’histoire, de la sémiologie, de la musicologie, de l’esthétique elle-même… Par exemple, on pourrait imaginer que, dans le référentiel constitué par une académie, des institutions d’exposition et une axiologie régissant les échanges de ses productions, un « manifeste » comme L’Arte dei Rumori puisse faire mouvement, circuler, voire mettre en mouvement et bousculer les constituants du système dans lequel il est introduit. La cinétique consistera donc à décrire ce mouvement et à en étudier les effets, et ce jeu pourra être raffiné autant qu’on voudra en changeant de référentiel, voire en observant les influences que les objets composant le référentiel exercent sur celui qui est placé dans leur champ… Car après tout, ce sont tous des objets, des « faits construits », dès lors qu’on les place dans le cadre d’une étude empirique. Ainsi conçue, l’approche « cinétique » des arts pourrait favoriser l’étude de certaines productions et n’être que d’une moindre utilité pour d’autres. Elle aurait donc pour corollaire de faire émerger une nouvelle catégorie. Mais dans tous les cas, il importera que chaque exercice qui en suivrait le principe fasse clairement apparaître ses limites, qui sont celles de toute approche expérimentale.

Programme

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08h45 : Accueil des participants
9h30 : Pierre-Albert Castanet (GRHis, CIX)
Modus movimenti
10h15 : Sharon Kanach (CIX)
Iannis Xenakis et le cinéma
10h45 : Pause
11h00 : Célio Paillard
Rompre le pas. Mouvements du Poème pour 100 métronomes de György Ligeti
11h30 : Gerard Pelé
Le goût de la servitude
12h15 : Pause
14h15 : Loïc Bertrand
Cinétique sonore
14h45 : Table ronde avec
Lenka Stransky (GRHis), Martin Liberté, Pierre-Albert Castanet, Gérard Pelé, Philippe Jubard
15h45 : Pause
16h00 : Jean-Marc Chouvel
Mouvements, vidéo musique électroacoustique
17h00 : Fin de la journée

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