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1792, entrer en République

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Date(s) - 20/09/2012 - 21/09/2012
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Auditorium de l'Hôtel de Ville de Paris

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Colloque

 

Jeudi 20 et vendredi 21 septembre  2012

Auditorium de l’Hôtel-de-Ville de Paris, le 20 septembre

> Salle 1 du Centre Panthéon de l’université Paris I, le 21 septembre

 

Pour commémorer le 220e anniversaire de la Première République, le présent colloque entend interroger le « moment républicain » ouvert à l’été 1792. Entrer en république n’allait pas forcément de soi, malgré la suspension provisoire du roi, ni pour les citoyens qui élirent leurs représentants à la Convention nationale, ni pour ceux qui furent appelés à y siéger. La république est alors tout à la fois un horizon d’attente et un modèle politique, qui renvoie à des expériences de nature diverse, républiques anciennes, républiques modernes, républiques récemment nées d’expériences révolutionnaires. N’ayant jamais été formellement proclamée,la Première République est-elle un choix par défaut, l’aboutissement d’une maturation née des spécificités du processus révolutionnaire depuis la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, l’ambition d’un dépassement des expériences républicaines antérieures ? La réponse est évidemment plurielle ; pour autant, il est sans doute possible de dépasser la variété des options individuelles pour comprendre et analyser « un choix » devenu collectif, au moins de fait.

La rencontre sera organisée en deux temps. Le premier permettra de porter les regards sur les concepts, les idées, les représentations, mais aussi les premiers débats autour des projets de constitution. Par le biais des adresses, de la presse, d’autres sources encore, il conviendra tout d’abord de s’interroger sur la perception/réception de ce « nouveau régime » par les citoyens, mais aussi à l’étranger, d’autant que le procès du roi marqua très vite les esprits par le caractère irréversible et désacralisateur de l’acte régicide. Puis, la Constitution de 1791 étant de facto caduque, mais son organisation des pouvoirs demeurant en partie agissante (ainsi pour les autorités locales), la nécessité même de créer dans l’urgence et dans un contexte de guerre de nouvelles institutions exige l’évocation des premiers débats autour de la nouvelle constitution en gestation. Le second temps du colloque sera, quant à lui, réservé aux membres de la nouvelle Assemblée née des conséquences du 10 août 1792. Timothy Tackett a montré comment les Constituants étaient « devenus révolutionnaires ». Siéger à la Convention nationale supposait, dès le 21 septembre, de « devenir républicain ». Ces représentants du peuple durent, non pas « inventer » la république, mais poser les bases d’une de ses déclinaisons possibles, sans pour autant que les toutes premières séances de l’Assemblée donnent lieu à des débats théoriques sur le régime politique. Influencés par leurs expériences politiques et/ou administratives, par leurs prises de position entre printemps et été 1792, par les réseaux et les électeurs auxquels ils étaient liés, ces hommes eurent non seulement eux aussi à « entrer en république », mais durent en fonder les institutions. Dès lors, les premières semaines et au-delà les premiers mois de la République constituent un observatoire de tout premier choix pour qui veut chercher à comprendre « comment les députés de 1792 sont devenus républicains ».

 

Programme

 

Jeudi 20 septembre

 

> Matin : fonder la République (I)

9h30. Allocutions d’ouverture du colloque

10h. « Comment naissent les républiques ? » (A. de Francesco, Université de Milan)

10h20. « Que signifie “ être républicain ” en septembre 1792 ? » (Raymonde Monnier, CNRS)

10h40. Pause

11h00. « Les principes constitutionnels de la République » (Guillaume Glénard, université d’Artois)

11h20. « Une Constitution destinée à recevoir une sanction populaire ? » (Serge Aberdam, INRA)

11h40-12h15. Débats

 

 

> Après-midi : fonder la République (II)

14h10. « Robespierre et la République » (Peter McPhee, Université de Melbourne)

14h30. « Une pédagogie de la République : les correspondances des députés auvergnats, entre Assemblée législative et Convention » (Philippe Bourdin, université de Clermont-Ferrand)

14h50. « Devenir républicain à l’été 1792 : mythes et aléas d’une conversion » (Laurent Brassart, université de Lille 3)

15h10. Pause

15h30. « Les procureurs généraux syndics face à la rupture républicaine : entre engagement politique et pragmatisme administratif, entre adhésion collective et dissidence individuelle » (Gaid Andro, université de Rouen)

15h50. « Bénir la République. Providentialisme et contingences pastorales dans le discours politique des évêques constitutionnels (août-septembre 1792) » (Paul Chopelin, université de Lyon 3)

16h10. « Femme de conventionnel : un enjeu politique dans la république » (Anne Jollet, université de Poitiers)

16h30-17h15. Débats

 

Vendredi 21 septembre 2012

  

> Matin : élire la Convention nationale

9h. « Les élections en Seine-et-Oise : un vote déjà républicain ? » (Serge Bianchi, université de Rennes 2)

9h20. « Le vote républicain en Lorraine ou La Lorraine devient républicaine » (Jean-Paul Rothiot, université de Nancy)

9h40. « Des élections sous la menace de l’invasion ennemie » (Jean-Baptiste Legoff, Archives départementales de la Meuse)

10h. Pause

10h20. « Incarner la République ? Les attitudes des futurs Conventionnels devant l’idée républicaine dans trois départements méridionaux (Ariège, Aude et Pyrénées-Orientales) » (Julien Bouchet, Sébastien Pivoteau, Jean Salvat, Côme Simien, université de Clermont-Ferrand)

10h40. « Devenir Républicain aux Petites Antilles à travers l’exemple de l’élection des députés à la Convention » (Frédéric Régent, université Paris I)

11h.  « Les conventionnels des 20 et 21 septembre 1792. La progressive mise en action des députés qui ont choisi la République » (Hervé Leuwers, université de Lille 3)

11h20-12h. Débats

 

> Après-midi : parler au nom de la République 

14h. « Premières prises de parole et débats législatifs à l’aube de la République » (Michel Biard, université de Rouen)

14h20. « “ La France est république ” : Brissot et les origines politiques de la république » (Pierre Serna, université Paris I)

14h40. Pause

15h. « Tout citoyen doit être armé pour la cause commune. La République comme camp militaire en 1792 » (Bernard Gainot, université Paris I)

15h20. « Entrer en République : gageure ou impasse diplomatique (août 1792-avril 1793) ? » (Virginie Martin, université Paris I)

15h40. « Le regard des étrangers sur l’entrée en république de la France (1791-1793) » (Annie Jourdan, Université d’Amsterdam)

16h-16h45. débats

À partir de 17h. Commémoration au Panthéon

Téléchargez l’affiche

 

Comité d’organisation

Serge Aberdam, Marc Belissa, Serge Bianchi, Michel Biard, Philippe Bourdin, Annie Duprat, Anne Jollet, Hervé Leuwers, Pierre Serna, Cyril Triolaire

 

Comité scientifique

Sylvie Aprile, Jean Bart, Vincent Bourdeau, Malcolm Crook, Jacques Guilhaumou, Andrew Jainchill, Raymonde Monnier, Lluis Roura, Anne Simonin, Timothy Tackett, Michel Vovelle

 

Renseignements et inscription

GRHIS – Université de Rouen

UFR des Lettres et Sciences Humaines

Rue Lavoisier – 76821 – Mont-Saint-Aignan – CEDEX
Tél. 02 35 14 71 00 – Fax. 02 32 76 94 00
E.mail : florence.lepouze@univ-rouen.fr

 

Inscription (gratuite, mais obligatoire) aux deux journées et/ou à la cérémonie du Panthéon, cliquez ici. Téléchargez l’invitation.

Contact : contact@revolution-francaise.fr

 

Partenariat

ANR Actapol (IHRIS Lille, GHRis Rouen, CHEC Clermont-Ferrand)

IHRF (Université Paris I – Panthéon-Sorbonne)

Société des études robespierristes

   

 

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